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Nostalgie

Nostalgie - Daisy Case

Ma plus petite sœur a eu la possibilité de continuer ses études dans un pays étranger. Je ne l’ai pas vue pendant presque deux ans. Elle n’avait pas eu l’opportunité de revenir, car elle avait trop de travail. Si j’avais pu, je serais partie la voir, et le voyage aurait certainement été dépaysant. Avec toutes mes obligations professionnelles, je n’avais pas pu dégager assez de temps pour aller là où elle avait choisi d’étudier. De retour à la maison familiale, elle fut accueillie par une fête monumentale. Cette occasion nous permit de rassembler les cousins et les cousines, les oncles et les tantes, les neveux et les nièces et tous les autres amis de la famille. Nous étions si nombreux que nous avons dû louer une salle pour cet événement. Quand Sandrine vit tous les participants, à quel point nous étions nombreux et nous étions venus de partout, elle en eut les larmes aux yeux.

Ma tante Gilberte avait eu un problème, et elle avait commandé un très beau pavé uni pour refaire son terrassement, dont elle avait été très satisfaite. Mireille était fatiguée à cause de sa grossesse, et elle dut aller se reposer. Frédéric avait eu des invitations pour un concert de musique classique et il voulait que je profite de ces places gratuites. Marion riait aux éclats aux plaisanteries d’Adam. Ils se rencontraient pour la première fois, et je voyais que leur entente était sincère. Léon ne resta pas longtemps, sa compagne avait été malade, une grippe, et elle était seule chez eux. Il ne voulait pas la laisser dans cet état maladif. La fin de la soirée arriva si vite, que j’ai été déçue de ne pas parler avec Gérard, Cécile ou encore Michel.

J’étais dans le rangement de la salle, le lendemain matin, quand j’ai reçu un message de Laurent. Il avait été informé de cette fête, mais trop tard. Il n’avait pas été possible de le joindre pour une raison que j’ignore. Il proposait de passer nous aider à ranger, même s’il n’avait pas participé aux festivités. J’étais enchantée de sa proposition généreuse. Nous n’étions que quatre à tout remettre en ordre. Quand le moment vint de refermer la porte de la grande pièce qui nous avait accueillis, j’ai poussé un soupir de nostalgie. Ces instants que nous avions vécus, ils ne reviendraient pas. Bien vite, la tristesse laissa la place à la joie d’avoir pu vivre ces moments merveilleux.

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